C’est la cata pour les Pinault, la famille qui détient 42% du groupe de Luxe Kering (Kering c’est Gucci, Yves Saint-Laurent, ou encore Balenciaga). Sa fortune a suivi le cours de bourse du groupe et a reculé de 70%.
Le PDG de Kering, François-Henri Pinault, avec sa femme, l’actrice Salma Hayek, au festival de Cannes…
C’est simple : la capitalisation de Kering…
en 2021, c’était 87 milliards d’euros.
En 2022, on était tombé à 58 milliards.
Et aujourd’hui, on est à 29 milliards !!!
Tous les indicateurs sont au rouge.
Le chiffre d’affaires par magasin est de:
9 millions pour Kering
11 millions pour LVMH
45 millions pour Hermès.
Quant au bénéfice net par employé, c’est pareil,
63000 euros chez Kering,
72 000 pour LVMH et…
192 000 € pour Hermes (Champion, Hermès...)
Emmerdes en escadrille
Chirac disait : “les emmerdes, ca vole en escadrille”. François-Henri Pinault, le PDG du groupe, pourra aussi le dire car pour lui, la série noire n’est pas terminée : dans quelques semaines, il va devoir annoncer les comptes de son groupe. Et après une série d’avertissements sur les résultats, on sait qu’ils ne vont pas être bons.
C’est sans doute pour cela qu’il a décidé de vendre les bijoux de famille : il va céder pour 4 milliards d’euros d’immobilier, à Paris, New-York et Milan. Les finances du groupe sont tellement à sec qu’il va même céder des immeubles qu’il avait acheté il y a seulement quelques mois.
Il a signé un premier deal avec la société de capital investissement Ardian et d’autres partenaires;, comme l’a annoncé le site CFNewsImmo. Il s’agit de la vente (partielle) de quatre immeubles valorisés 2 milliards d’euros. Dans ce lot, il y a deux très gros morceaux que Kering avait acquis il y a quelques mois : le 35 avenue Montaigne acheté 860 Millions d’euros (laMinuteRiches vous en avait parlé) et l’immeuble de la Cinquième Avenue à New-York, acheté 885 M€.
L’immeuble Kering de la 5e avenue, à New-York, USA, accueille les boutiques Dolce & Gabbana et Armani
Soldes à tous les étages
Kering veut aussi vendre (partiellement aussi) un autre lot, estimé 2 milliards d’euros. avec un premier immeuble, qui avait été acheté 1,3 milliard il y a un an, à Milan et un autre immeuble, le 12-14, rue de Castiglione à Paris, avait été acheté 650 millions en 2023 pour y loger Gucci Paris.
L’immeuble de la rue de Castiglione, à Paris, qui devrait accueillir Gucci Paris en 2027
Bien sur, dans cette affaire, Kering va laisser des plumes : on ne cherche pas à vendre quand on est en position de faiblesse. Au total, la différence entre le coût d’achat et le prix de vente de immeubles pourrait atteindre, selon plusieurs sources, plusieurs centaines de millions d’euros.
Mais Kering doit faire rapidement rentrer de l’argent frais, car le groupe doit impérativement se désendetter. La dette est passée de 2,5 milliards en 2022, à 8 milliards en 2023, et même à 10 milliards l’an dernier. C’est beaucoup pour un groupe dont le chiffre d’affaires n’arrête pas de baisser et qui fera sans doute pour 2024 moins de 20 milliards de chiffre d’affaires.
François Pinault est inquiet
François Pinault, le patriarche, qui aura 89 ans cette année, voit la crise avec inquiétude.
Avec la chute du cours du groupe, la fortune du patriarche et de sa famille est tombée à 20 milliards d’euros, ce qui l’a fait sortir de la liste des 100 premiers milliardaires mondiaux… Gênant, au moment où il voulait se retirer.
En 2018, il avait laissé son fils François Henri racheter une partie des parts de son frère et de sa sœur, et il y a quelques mois, il a fait entrer au conseil d'administration de la holding familiale trois de ses petits-enfants, Olivier, 37 ans, François Louis, 26 ans et Gaélle, 25 ans.
François-Louis, un des trois représentants de la troisième génération aux commandes du groupe, en compagnie de son grand-père, François Pinault.
Mais aujourd'hui, le retrait du patriarche, qu’il avait lui-même programmé, tomberait mal, alors que le groupe qu'il a tant contribué à développer, a un genou à terre...






